Homélie 5è dimanche de Carême B, 21 mars 2021

1ère lecture           : Jérémie 31,31-34

Psaume                   : 50 (51)

2è lecture               : Hébreux 5,7-9

Évangile                  : Jean 12,20-23

Frères et sœurs en Christ,

La fête de Pâques pour laquelle nous sommes entrés en préparation de 40 jours approche.

En ce 5è dimanche de carême, la liturgie nous donne l’avant-goût de ce que nous allons célébrer au bout de notre carême, et cela avec Jésus présenté dans la phase déterminante de sa vie et de sa mission. Cette liturgie nous prépare à accueillir et à accepter une réalité paradoxale contraire à la logique humaine: que de la souffrance et de la mort peut jaillir la gloire. Et Jésus parle du grain de blé: tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup des fruits. C’est par la mort du grain de blé que de milliers des gens ont du pain sur leur table qui leur donne santé, force et vie. Il signifiait par-là de quel genre de mort il allait mourir.

C’est la phase de la Croix de Jésus qui englobe toutes nos croix particulières. C’est sa souffrance et sa mort qui viendront donner désormais l’éclairage sur notre souffrance et notre mort. L’auteur de la 2è lecture affirme: Par sa Croix Jésus est devenu pour tous ceux et celles qui lui obéissent la cause du salut éternel. 

Dans l’évangile; les grecs veulent voir Jésus. Ils passent par Philippe lui aussi de même origine grecque. Jésus est informé, mais ne répond pas directement à cette requête. Il parle plutôt de lui, totalement concentré sur sa mission.

Saint Jean ne nous donne pas la raison de cette visite. Mais à entendre les propos de Jésus, une autre hypothèse devient possible: probablement, les grecs voulaient prévenir Jésus du complot de son meurtre déjà finalisé, et peut-être essayer de l’exfiltrer en Grèce, pays de philosophie et de liberté pour lui épargner la vie. Mais Jésus déclara:  » L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié… Et moi, quand je serai élevé, j’attirerai à moi tous les hommes ». Non seulement les grecs et les juifs. A propos de son heure, nous rentrons au début de son ministère à Cana, Jésus répond à sa Mère: mon heure n’est pas encore arrivée. Jésus a vécu toute sa vie en fonction de ce qu’il appelait son heure. L’heure de la croix; de l’amour absolu, l’heure de sceller une nouvelle Alliance entre Dieu et son peuple dans son Sang.

On peut aussi interpréter et comprendre la réponse évasive de Jésus aux grecs de cette autre manière: L’heure est venue où vous ne me verrez plus où vous pensez me voir; mais plutôt dans le condamné, dans l’humilé; dans le persécuté; dans ceux qui souffrent, dans ceux et celles qui crient leur désespoir  en pensant que Dieu les a abandonnés.  Nous avons, comme Philippe de les conduire à Jésus.