2è Dimanche de Pâques B: La Divine Miséricorde
1ère lecture : Actes des Apôtres 4,32-35
Psaume : 117 (118)
2è lecture : 1 Jean, 5,1-6
Évangile : Jean 20,19-31
Bien aimés de Dieu,
Le premier dimanche après Pâques a été institué Dimanche de la Divine Miséricorde
le 30 avril 2000 par le Pape Jean-Paul II. Cette fête a été demandée à une religieuse polonaise, Sr Faustine, par le Christ Lui-même qui lui a dit: « Je veux que cette image que tu peindras soit solennellement bénie le premier dimanche après Pâques. Ce dimanche doit être la fête de la Miséricorde. Curieusement, les lectures de ce jour ne ressortent pas clairement le thème de la miséricorde. Elles parlent plutôt de la vie de la première communauté chrétienne, et du dialogue entre Jésus et Thomas. Mais le Pape François nous dit: « C’est le message de la Miséricorde de Dieu qui est au cœur de l’Évangile ». Il y est présent dans chaque ligne.
Cette fête est une occasion d’une profonde réflexion sur l’attitude de Dieu envers les pécheurs, les faibles et ceux qui ont les cœurs brisés. Par sa Miséricorde Dieu a livré son Fils pour libérer l’humanité du péché et de la mort et, en faire une création nouvelle. Dieu ne se lasse jamais de nous tendre sa main pour nous relever dans nos chutes. Dans nos chutes Dieu voit les enfants à relever; dans nos misères, les enfants à aimer davantage.
Plus profonde que la pitié, la miséricorde est une compassion qui pousse à pardonner complètement au coupable; et à porter en soi la souffrance de l’autre par amour. De la miséricorde, on peut tirer deux mots significatifs: la misère et la corde. La miséricorde serait la corde que Dieu tend à celui ou à celle qui est tombé dans la misère. Et Dieu seul est capable de miséricorde.
Les deux apparitions de Jésus aux disciples dans l’intervalle de 8 jours, nous révèle cette miséricorde de Dieu. Les apôtres foudroyés par la peur suite aux événements du weekend, se trouvent dans une maison verrouillée. Ils se sont faits prisonniers de leur peur. Ils avaient peur des juifs qui pouvaient à tout moment les accuser d’association des malfaiteurs; ils avaient la honte de retourner dans leurs anciens milieux de vie qu’ils avaient abandonné pour suivre Jésus. Ils avaient surtout des remords d’avoir trahi, renié et abandonné un ami en difficulté dans leur fuite. Et Jésus apparaît au milieu d’eux.
Sans reproche sur leurs attitudes ni jugement, il prononce un seul mot lourd de significations: « Shaloom » « La Paix soit avec vous ». Le mot qui exprime en même temps, le pardon, la guérison et la restauration de l’espérance et de la foi. Il ajoute un autre geste leur montrant les plaies de ses mains et de son coté, leur donnant de comprendre un peu ce qu’il a souffert par amour pour eux. Puis, il porte son regard au loin, au-delà des disciples présents pour rejoindre tous ceux qui croiront à leur enseignement: « De même que le Père m’a envoyé; moi aussi je vous envoie ».
Dans sa miséricorde le Christ attend avec patience l’absent Thomas jusqu’à l’amener à une grande profession de foi: « Mon Seigneur et mon Dieu ».
La Paix est le plus cadeau que le Christ fait aux siens après sa résurrection. Cette Paix annoncée à sa naissance par les anges: « Paix sur la terre aux hommes qu’il aime ». Cette paix qui tarde à venir parce que perturbée par le péché. Enfin Jésus va à la source, à la cause profonde qui est le péché » Il souffle l’Esprit Saint sur eux leur donnant ainsi le pouvoir de les pardonner pour étendre la miséricorde à toute l’humanité. » Ceux à qui
vous remettrez les péchés, ils seront remis; ceux à qui vous retiendrez les péchés, ils leur seront remis ».
Saint Jean-Paul II nous redit encore: « Le Christ nous a enseigné que l’homme non seulement reçoit et expérimente la miséricorde de Dieu; mais aussi qu’il est appelé à faire miséricorde aux autres » Bienheureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde ».


