Homélie – 3 mai 2020 – 4e dimanche de Pâques A

1ère lecture         Actes des Apôtres 2,14a.36-41

Psaume                 22 (23) 

2è lecture             1 Pierre 2.20b-25

Évangile                 Jean 10,1-10

Le 4e dimanche de Pâques, appelé dimanche du Bon Berger, est placé sous le signe de la Journée Mondiale des prières pour les vocations.

Initialement, un berger ou un pasteur est un homme qui veille sur les brebis: il les guide, les nourrit, les défend contre les prédateurs, cherche celle qui est égarée et soigne celle qui est blessée…

Dans l’Ancien Testament Dieu est appelé le Berger d’Israël à raison de sa proximité  avec son peuple considéré comme son troupeau et de l’attention qu’il portait pour sa vie au quotidien.

Le Psaume 23 « Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer », est une expression profonde de la foi d’Israël, qui à ce moment avait à l’esprit les multiples interventions de Dieu dans son histoire: la sortie d’Égypte, la traversée de la Mer Rouge, la manne, les cailles, l’eau en plein désert…

Parfois, nous nous demandons si Dieu est encore pour nous le Berger. Oui ! Mais on ne peut voir les actes de Dieu dans notre vie qu’avec les yeux de la foi.

On raconte qu’un homme de 80 ans gravement malade arrive à l’hôpital; on détecte une défection cardiaque sévère qui nécessite une intervention urgente. Il tombe sur un bon médecin qui lui a sauvé la vie. Arrive le temps de régler la facture. Il constate que les 4 heures passées à l’oxygène coûtaient cher. Il se met à pleurer chaudement.

Le médecin lui dit qu’il y a moyen de réduire la facture avec les assurances. L’homme répond: Dr, je ne pleure pas pour la facture comme telle. Mais lorsque j’imagine que durant 80 ans j’ai eu cet oxygène sans que Dieu ne me donne une moindre facture…

Chacun de nous est bénéficiaire des largesses de Dieu, qui veille sur nous comme un berger. Dieu veille sur notre vie parce c’est lui qui nous l’a donnée. Elle lui appartient et Jésus est venu matérialiser cette sollicitude de Dieu parmi nous. Il nous dit: « Je suis le Bon Berger ».

Il dit aussi « Je suis la Porte des brebis ». Une porte nous permet d’entrer et de sortir. La résurrection de Jésus nous permet de passer de la mort à la vie; mais aussi avec la liberté de passer de la vie à la mort selon le choix. Je suis la Porte dit aussi que Jésus est le seul médiateur entre Dieu et toute l’humanité et non seulement avec Israël.

Mes brebis écoutent ma voix. Cette voix est toujours là, bien que noyée dans tous les bruits de notre société; elle est noyée aussi dans plusieurs voix qui nous proposent le bonheur prêt-à-porter. Comment reconnaitre la voix du Bon Berger? C’est la question semblable à celle posée à Pierre dans la première lecture: « Frère, que devons-nous faire? La réponse de Pierre est encore valable aujourd’hui: la sincère conversion, le baptême, l’écoute de l’Esprit Saint et faire ce qui est juste.

Chacun de nous a une responsabilité quelque part où il est appelé à se comporter comme le berger de ceux qui sont à sa charge et des autres.

Les vocations sont aussi dans nos maisons, dans nos familles, prions et aidons nos enfants à savoir discerner la voix de celui qui continue à les appeler et à répondre positivement. Le Seigneur soit avec vous.