Homélie du 29è Dimanche Ordinaire A. La Journée Missionnaire Mondiale, 18 octobre 2020

1ère lecture       Isaïe  45,1.4-6

Psaume              95 (96)

2è lecture           Thessaloniciens 1,1-5b

Évangile             Matthieu 22, 15-21                         

    Au 3è dimanche d’octobre de chaque année, notre Église célèbre la Journée Missionnaire Mondiale. C’est une occasion à nous offerte pour refléchir sur la Mission comme dimension vitale sans laquelle, l’église perd sa substance fondamentale.

Occasion de méditer sur la vocation missionnaire de chacun de nous comme baptisés en nous posant la question s’il est possible d’être missionnaire aujourd’hui et comment.

Cette église missionnaire est à la fois le peuple de Dieu formant un Corps; mais aussi les baptisés comme individus envoyés pour continuer l’oeuvre de Jésus dans le monde; envoyés pour porter la paix, l’amour et l’espérance venant de Jésus à l’humanité.

Cette mission n’est pas uniquement au loin. Elle est aussi ici auprès des gens que nous cotoyons et qui ont besoin de l’amour, de l’oreille attentive, de notre aide.

Une occasion d’approfonfir la vision assignée à notre paroisse: “Devenir une paroisse missionnaire, qui vise à faire des disciples”. Approfondir ce que c’est qu’être disciple missionnaire et surtout de repenser la mission qui est la nôtre dans le monde d’aujourd’hui à l’heure de la pandémie.

Le thème de la Journée Missionnaire Mondiale de cette année est:”Me voici, envoie-moi”. Ce fut la réponse du prophète Isaïe à la question du Seigneur qui est toujours actuelle: “Qui enverrai-je?”

Louis Balcaen nous a transmis la lettre de Mélanie Bremaud qui lance un appel semblable. Elle dit: Nous sommes à la recherche des gens qui aimeraient se porter bénévoles pour venir en appui auprès des ainés… Des exemples des services désirés:le transport, des visites, des appels, aider à faire des tâches à domiciles interieur et exterieur, et encore plus “.

La question de Dieu demeure; Qui enverrai-je?

Notre mission comme baptisés, rencontre beaucoup des défis à relever comme le découragement; l’impatience, le manque des convictions…mais surtout le tiraillement qui existe dans notre vie entre le temporel ou le matériel et le spirituel. Pensons aux invités de noces qui ont trouvé des excuses: mon champ; ma ferme…Jésus vient de nous donner la lumière dans l’évangile: “Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu”.

Le contexte de cet évangile est que; Jésus était aux prises avec les membres de deux Partis puissants du pouvoir public:D’une part les hérodiens Parti au pouvoir favorables aux occupants romains qui veulent des taxes; et d’autre part les pharisiens Parti politico-religieux opposés aux occupants et à leurs taxes. Mais Jésus est leur ennemi commun. Les 2 groupes solidarisent pour le pièger avec une question: “Est-il permis oui ou non de payer l’impôt à César l’Empereur? Si Jésus dit oui, il sera accusé de traitre de son peuple qui dépend de la souveraineté de Dieu.

S’il dit non, il sera accusé de subversif qui fomente la rebellion contre l’Empereur.

Dans les deux cas il sera condamné. Jésus demande la monnaie de l’impôt et pose la question:L’image et la légende sur la monnaie; de qui sont-elles? De l”Empereur.

Rendez à César ce qui est à lui, et à Dieu ce qui lui appartient. Dans sa réponse Jésus sous-entend qu’il n’y a pas de conflit entre les deux. Le pouvoir temporel existe, et il a un rôle à jouer dans la société, et il vient de Dieu.( Cyrus dans la première lecture était un roi païen que Dieu a soutenu lui soumettant les nations et désarmant les rois..).

L’homme porte l’image de Dieu, il appartient à Dieu, mais en s’acquittant de son devoir temporel, il contribue au progrès de la société qui le porte. Le chrétien est une personne à double nationalité. Il est le citoyen du monde à ce titre il doit obéir aux bonnes lois de l’État qui est le garant de la paix, le bien être et la sécurité de tous. Mais il est aussi le citoyen du Ciel portant l’image de Dieu, Il est appelé à faire briller l’image de Dieu dans le temporel en rendant à Dieu la louange, l’action de grâce, l’Adoration… Soyez saints comme votre Père céléste.

Notre mission de baptisé dépend du choix que nous faisons entre le temporel et le spirituel; et de la place où se situe notre priorité.