Homélie du 32è dimanche ordinaire A. ( 8 Nov 2020)

1ère lecture          Livre de la Sagesse 6,12-16

Psaume                 63 (63)

2è lecture              Thessaloniciens 4,13-18

Évangile                 Matthieu 25, 1-13

Frères et soeurs en Christ

L’année de l’Église touche à sa fin. Dans deux semaines nous la clôturons avec la solennité du Christ-Roi. La liturgie de ce mois de novembre, nous a donné de contempler comme sur un écran les événements de la  fin des temps qui préfigurent en même temps, la fin de notre propre vie, en rapport avec le retour du Christ. Successivement, nous avons communié à la joie de ceux qui nous ont précédés dans la gloire: tous les Saints. Nous avons ensuite pensé aux fidèles morts mais qui continuent encore leur ascension vers la plénitude avec le soutien de notre prière.


Pourquoi ne pas méditer aussi sur l’aboutissement de notre propre vie, nous qui sommes encore vivants?  Ce fut la préoccupation de Saint Paul dans sa lettre aux Thessaloniciens (2è lecture): « Nous ne voulons pas  vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ». Paul s’adresse aux vivants à « Nous qui sommes encore là pour la venue du Sauveur ».  Qu’est-ce que Saint Paul voudrait que les vivants connaissent au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort? Qu’ils sachent qu’ils mourront aussi un jour; mais les rassurer que, l’espérance dans la résurrection avec le Christ est  une évidence pour tous ceux qui s’endorment dans le Seigneur. « Nous attendons sa venue dans la gloire ». Mais cette espérance ne doit pas être une attente vide et oisive; mais une attente active et prévenante. Les évangiles nous exhortent souvent avec des paroles comme: relevez votre tête, lisez les signes des temps; soyez vigilants…

Les lectures de ce jour nous enseignent que cette espérance marche de pair avec la Sagesse.  Non pas la sagesse du monde qui prétend tout connaître; mais celle de Dieu. (1ère lecture) La Sagesse de Dieu ne s’apprend pas, elle est un don de Dieu.  La sagesse de Dieu est la meilleure conseillère, elle ouvre l’esprit, elle transforme et embellit la vie de ceux qui  la désirent, elle développe le bon sens. La sagesse de Dieu devance les désirs; elle est la lumière qui aide à distinguer dans la vie le bien du mal, l’essentiel de l’accessoire…à distinguer ce qui conduit à la vie et ce qui conduit à la perdition. Ceux qui se laissent guider par cette sagesse parviendront au sommet de leur vie. Lorsqu’on manque cette Sagesse,  on ne peut savoir ni d’où l’on vient ni où l’on va; ceux qui en manquent se verront à la fin jetés dehors. C’est ce que Jésus a illustré dans la parabole de 10 vierges dont cinq sages et cinq insensées.

En effet, toutes les dix vierges sont invitées, elles ont des lampes; elles sont toutes sorties pour accueillir l’époux; toutes s’assoupirent et s’endormirent; à l’annonce de l’époux toutes se réveillèrent… Mais cinq sont reçues et cinq autres rejetées. Elles n’étaient pas rejetées parce qu’elles étaient pécheresses, c’est seulement parce qu’elles avaient négligé l’essentiel. Cette parabole nous apprend que: être près est un effort individuel, personne ne le fera à la place de l’autre. Nous avons reçu chacun une lampe à notre baptême qui devra être allumée. Avoir une lampe ne suffit pas; il faut l’entretenir avec l’huile de réserve, c’est à dire: la Parole de Dieu, la prière, le service, les sacrements. « Gardez vos lampes allumées ».

Concrètement, la foi qui n’est pas alimentée par les bonnes œuvres d’amour de charité et de service ne paie pas. Jésus a dit aux chrétiens d’être la lumière du monde, et eux-mêmes sont appelés à vivre éveillé en fonction du grand voyage. Le pétrole est pour la lampe ce que sont l’amour, la charité et l’espérance pour l’âme.







Cette sagesse devance les désirs, elles se laisse trouver par ceux qui la cherchent. Elle est la lumière qui nous aide à distinguer le bien du mal; l’essentiel de l’accessoire; ce qui conduit à la vie et ce qui conduit à la perdition…Ceux qui se laissent éclairer par cette sagesse parviendront au sommet de leur vie, et ceux qui la manquent seront jetés dehors. C’est ce que Jésus a illustré dans la parabole de 5 vierges sages et 5 autres insensés.