Méditation, Mardi 28 avril. 3e semaine de Pâques A


  • 1ère lecture                Actes des Apôtres 7,51–8,1a

Psaume                        30 (31)

Évangile                       Jean 6,30-35

Dans l’évangile de Saint Jean, l’acte fondateur de l’Eucharistie c’est la multiplication de pains et de poissons pour nourrir la foule; pour les autres évangélistes c’est la Sainte Cène. (Saint Jean est théologien).

Chez Jean, en multipliant les pains et les poissons; tout comme en parlant à la samaritaine au puits de Jacob; Jésus voulait préparer les disciples que nous sommes à découvrir la véritable faim et la véritable soif de l’homme. En effet nous avons en nous un vide presque permanent que rien au monde ne peut combler. (La foule rassasiée la veille avec le pain et le poisson multipliés par Jésus; lui demande aujourd’hui un autre signe.)

Jésus nous révèle que l’homme a soif et faim de son Créateur; il cherche son Dieu, mais de façon confuse.

Saint Augustin dira: « Tu nous as fait pour toi Seigneur et notre coeur est sans repos jusqu’à ce qu’il repose en toi ». 

Jésus nous dit que ce n’est pas la nourriture matérielle qui peut étancher cette soif et assouvir cette faim qui sont en nous. Aux juifs il dit que la manne du désert n’était qu’une préfiguration de véritable pain qui vient du ciel et qui donne la vie au monde.

Et ce pain venu du ciel c’est moi. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Il oriente notre regard vers la table de l’Eucharistie où il se donne comme nourriture qui rassemble qui guérit qui donne la vie. 

Disons comme les juifs: « Seigneur donne-nous toujours de ce pain-là ».